Conserver, diffuser, transmettre
La fondation a pour but la conservation de l'œuvre de Casimir Reymond, sa diffusion et sa promotion auprès des musées et du public, notamment par la publication de bronzes à tirage limité.
Concrètement, la fondation :
- Préserve l'atelier de Lutry, ses plâtres, ses archives et son mobilier de travail.
- Prête des œuvres aux institutions (musées, expositions, lieux de culte pour les vitraux).
- Édite des bronzes à tirage limité, au service de la diffusion de l'œuvre.
- Soutient la recherche historique et l'édition (monographie Infolio, 2010).
- Organise des journées de visite de l'atelier pour les amis et le public.
Une longue patience
La fondation naît dans la précipitation du deuil. Reymond, écrasé par la mort de son fils unique en 1968, consacre les derniers mois de sa vie à ordonner ce qui lui survivra — les œuvres, l'atelier, les plâtres, les cahiers. Il meurt en juillet 1969. La fondation est constituée un an plus tard, à l'initiative de sa famille et de ses proches.
Les cinquante-cinq premières années de son existence ont été consacrées à l'essentiel : tenir. Préserver l'atelier, classer les archives, prêter les pièces aux musées qui les demandaient, accompagner les restaurations d'œuvres publiques (Monument à César-Roux en 2016–2017, entre autres). Ce travail silencieux a permis, en 2010, la parution de la monographie de référence dirigée par Édith Carey chez Infolio — première vue d'ensemble sérieuse de l'œuvre, couvrant sculpture, peinture et vitrail.
Aujourd'hui, la fondation entre dans une nouvelle phase. Le public change. Les amis vieillissent. La question de la transmission aux générations qui viennent se pose frontalement. Ce site internet en est un premier signe — une façon d'ouvrir la porte, sans ouvrir l'atelier.
Gouvernance
La fondation est soumise à l'Autorité de surveillance LPP et des fondations de Suisse occidentale, laquelle contrôle annuellement sa comptabilité, la conformité de ses activités à ses statuts, et l'emploi de ses ressources.
Les décisions du conseil requièrent la signature collective de deux membres. La fondation est reconnue d'utilité publique : les dons qu'elle reçoit sont déductibles fiscalement.
Financement
La fondation ne reçoit aucune subvention publique régulière. Elle vit :
- Des dons réguliers et ponctuels de ses amis.
- De la vente des bronzes d'édition qu'elle publie.
- Des soutiens occasionnels d'autres fondations (Fondation BCV notamment, pour le projet de la monographie en 2010).
- Des legs et donations.
La totalité de ses ressources est consacrée à la mission statutaire. Aucune rémunération n'est versée aux membres du conseil.
