L’atelier de Casimir Reymond à Lutry

Chemin de la Toffeyre 19, 1095 Lutry · siège de la fondation

L’Atelier de C. Reymond

Acquis par Reymond en 1934, resté en l’état depuis sa mort en 1969. Lieu de travail, de matière, et de mémoire.

Récit

L’atelier de Lutry

Un lieu, cinq décennies de travail

En 1934, Casimir Reymond achète l'atelier du Chemin de la Toffeyre, à Lutry. Il y travaille jusqu'à sa mort, en 1969. Les caryatides du Tribunal fédéral, La Vendangeuse du Denantou, le Monument à César-Roux, les statues de Beaulieu — tout en est sorti.

Y sont restés les moulages, les plâtres préparatoires, les outils. Les cahiers et les esquisses. Les bustes commandés et ceux qu'on n'a pas voulus. C'est ce fonds qui, à la mort de l'artiste, a constitué le cœur de la Fondation Casimir Reymond.

L'atelier est aujourd'hui le siège social de la fondation. Il n'est pas ouvert au public au quotidien — mais il se visite, sur demande, lors de journées exceptionnelles.

Matière et mémoire

Entrer dans l'atelier de Reymond, c'est pénétrer dans un silence travaillé. Les plâtres empilés sur des étagères de bois, les moulages posés au sol, les esquisses dans des chemises de papier : tout ce qui fait la traversée d'une œuvre — les essais, les corrections, les pièces abandonnées — est là, tel que Reymond l'a laissé.

Il n'y a pas de mise en scène. Pas de vitrine. L'atelier n'est pas un musée — c'est un lieu de travail, suspendu. La poussière, la lumière, l'ordre imparfait : tout contribue à ce sentiment de présence. Reymond est encore là, d'une certaine manière.

« Pour que la mémoire d'un artiste vive, il ne suffit pas que son œuvre survive. Il faut que le lieu où elle a été faite continue à exister. »

Ce que contient l'atelier

La fondation recense dans l'atelier plusieurs centaines de pièces, de natures très diverses :

Visiter

L'atelier n'est pas ouvert au public de manière régulière. Des journées exceptionnelles sont organisées chaque année par la fondation, en général au printemps et à l'automne. Les amis de la fondation sont prévenus en priorité.

Pour toute demande de visite en petit groupe (chercheurs, étudiants, institutions), écrire à contact@fondationcasimirreymond.ch.

Planche I

Plâtres et moulages

Réserve de l’atelier
La réservePlâtres et moulages
Buste féminin en plâtre
Buste fémininPlâtre, croix de sculpteur
Formes élancées en plâtre
Formes élancéesPlâtre, détail

Matière et mémoire

Un atelier resté en l’état

À la mort de Casimir Reymond en 1969, l’atelier de Lutry est demeuré tel qu’il l’avait laissé : outils accrochés au mur, plâtres alignés sur les étagères, terres cuites encore poussiéreuses. Cet état de conservation rare en fait moins un musée qu’une mémoire active du geste sculptural.

Planche II

Bronzes et terres cuites

Statuettes en terre cuite
StatuettesTerres cuites tardives
Détail d’une sculpture en bronze
BronzeDétail
Couple de figures en plâtre
CoupleÉtude en plâtre

Le bâtiment et ses abords

L’atelier vu du dehors

Le bâtiment du Chemin de la Toffeyre est une construction modeste, ancrée dans la pente lutryenne. Autour, dans le jardin et sur les murs extérieurs, plusieurs sculptures en bronze et en pierre prolongent l’atelier dans le paysage.

Buste de Félix Vallotton, vue de face
Félix VallottonBuste, extérieur de l’atelier
Buste de Félix Vallotton, vue de profil
Félix VallottonVue de profil
Détail d’une sculpture en bronze
Bronze, abordsSculpture en place

[À compléter] Photographies du bâtiment lui-même (façade Chemin de la Toffeyre, vue d’ensemble du jardin, sculptures en place dans l’environnement immédiat) — session photo prévue.